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NB:Cette
page n'a pas pour but d'exposer toutes les peintures de l'artiste,
mais seulement d'en décrire quelques unes.
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directement aux tableaux.
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Introduction
Hopper relie l'acte de peindre au souvenir. Pour lui, c'est
une métamorphose de la mémoire picturale liée
à l'imagination, aux perceptions intimes de l'individu,
à la destruction de la perception du souvenir et de
la sensation immédiate de la vision, par leur transformation
en tableau. C'est à partir de ces considérations
que se fondent le caractères propres de sa peinture.
Il critique ouvertement la peinture de son époque par
le fait qu'elle n'abandonne pas totalement l'idée originelle.
L'invention intellectuelle seule, comme la peinture abstraite,
ne suffit pas à rendre l'intimité imginative
des oeuvres telles que les siennes.
Mais cet argument ne peut être longtemps
maintenu, tout comme ces peintres de l'abstrait qui laissent
apparaître dans leurs toiles des ruptures qui appellent
le spectateur à leur dépassement et à
des lectures répétées, les tableaux de
Hopper acquièrent avec la distance et le temps une
ouverture qui expose à différentes interprétations.
Le raffinement des toiles tardives de Hopper
réside dans le fait que construction et simple représentation
sont reliées l'une à l'autre sans intermédière.
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1) Cap Cod Evening, 1939
Huile sur toile, 76,8
x 101,6 cm. Washington National gallery Art, Collection John
Hay Whitney
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Ce tableau inspirera en partie "Four Lane
Road". Il fait partie de la série
des toiles de Hopper qui montre une opposition
dominante entre les scènes humaines et
l'espace environnant. Ici, la tension et le silence
entre l'homme et la femme ne se faisant pas face,
aux airs désespérés, sont
soulignés par l'endroit perdue de toute
cilivisation. La maison est le seul vestige de
celle-ci, elle semble la proie de la nature qui
l'entoure et qu iguère son heure.
La concentration de la structure du tableau et
des couleurs renvoie la toile dans le voisinage
des tableaux symboliques. Elle ne se laisse pas
immédiatement décrypter, mais tout
comme dse représentations thématiques
analogues de Hopper, elle renvoie à des
epériences biographiques. |
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2) Nighthawks, 1942
Huile sur toile, 76,2 x 144 cm.
Chicago, The Art Insitute of chocago, Collection Amis de l'art
Américain
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La scène urbaine de Nighthawks se laisse
rattacher à une projection picturale antérieure,
témoignant de l'ouverture tardive de Hopper.
C'est son seul tableau qui montre une vitre courbe
et transparente: l'espace du bar entoure les personnages
comme un récipient hermétiquement
clos.
La nuit sur la ville n'est éclairée
que par la lumière dans le bar, de façon
oblique, conférant à la structure
une dynamique suggestive. Hopper signale alors
qu'il a peint inconsciemment "la solitude
d'une grande ville" mais il insiste bien
sur le caractère accessoire de la toile.
Le couple s'inscrit dans le désert urbain
et la solitude d'un troisième client du
bar et c'est sur cela que repose l'effet psychologique:
le tableau et sutout une surface de projection
de nos différents phantasmes. |
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3) Conference at Night, 1949
Huile sur toile, 70,5 x 101,6
cm. Wichita, kansas, Wichita Art Museum. Collection roland P.Murdock
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Ce tableau appartient à la série des
décors picturaux, le cractère suggestif
du tableau dépasse de manière décisive
le cadre de l'histoire à laquelle il fait
allusion.
C'est une des rares toiles de Hopper qui montre
des gens en pleine conversation. Pourtant à
l'inverse de la gestuelle en mouvement, les visages
des différents protagonistes de la toile,
sont totalement immobiles.
La seule source de lumière vient en oblique
de l'extérieur frappant toute la pièce,produisant
une limitation sur le groupe. En effet, le deuxième
homme, celui près de la femme, se tient dans
l'ombre du mur se situant entre les deux fenêtres.
Il est le troisième, l'exclu du trio. |
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4) Hotel by a Roilroad, 1952
Huile sur toile, 79,4 x 101,9
cm. Hirshhorm Mudeum and Sculpture Garden, Smithsonian, don
de la fondation Joseph H.Hirshhorn, 1966
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Tout dans ce tableau marque des limites entre des
zones de frontières visibles par la différence
entre les images du désir et les perceptions
effectives. La preuve en est le regard du couple,
il ne se rencontre pas, accentuant ainsi la ligne
de séparation existant entre ces deux êtres.
La rétropsective réduite de l'observateur
de l'oeuvre se cantonne soit à un miroir
sans reflets nets, à, gauche, soit à
une vision en oblique, par la fenêtre ouverte,
d'un mur bouché d'une fenêtre fermée. |
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5) Four Lane road, 1956
Huile sur toile, 69,8 x 105,4 cm. Collectin privée
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Cette toile offre une contre-projection de l'expace
intérieur définit, face à une
ouvertur extérieure largement ouvert. Pour
l'homme assit, le terrain et la station qui l'entourent
sont pour lui un nouvel espace intérieur.
Cette scène et accentué par sa position
figée et par son regard en parallèle
à la route.
La femme semble venir de l'xtérieur, faisant
irruption dans la statique de l'homme, qui pourtant
ne réagit pas. Son ombre, d'origine inconnue,
puisqu'aucunne source de lumière n'est visibles,
clône de lui-même, offre une nouveau
rempart à la femme pourtant très proche
de lui.
Cette scène dynamique des êtres vivant
vient à l'encontredu calme de la nature extérieure
et rectiligne, de la tranquilité des couleurs,
et de la statique des pompes aux couleurs vives
à l'esprit plus décoratif que mécanniques.
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6) Sunlight in a Cafeteria, 1958
Huile sur toile, 102,2 x 152,7
cm. New Haven, connecticut, yale Unniversity Art Gallery, legs
Stephen Carlton clark, B.A, 1903
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Ce tableau est le miroir de "Nigthawks"
de par l'heure de la journée mais aussi par
le fait qu'ici la scène part de l'intérieur
vers l'extérieure, vers la lumière
du jour qui inonde la cafétéria, à
l'inverse de "Nighthawks", où c'est
le bar qui éclaire la ville.
La lumière vient en oblique, concentrée
par une fenêtre invisible, seulement mise
en valeur par la plante qu lui donne une réalité.
Elle frappe les deux protagoniste, mais épousant
encore fortement la ligne de démarcation
cachée entre les deux personnages. La mise
en scène est ordonnée, la femme est
repliée sur elle-même, tandis que l'homme
droit et rigide regarde par la fenêtre, au-deçà
d'elle, vers l'extérieur, croisant à
angle droit le regard de la femme.
Le désir et la demande reste très
présent dans cette toile, c'est leprincipale
élément de tension, le récipient
en forme de phallus derrière l'homme n'y
contribue pas dans la moindre mesure. |
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