Les îles de la Bretagne

D'après le livre
"Les Îles de la Bretagne" de Bruno Barbier, chez Ouest-France

 

La Bretagne est toute entourée d'îles, grandes et petites, célèbres ou discrètes, avec pour point commun l'omniprésence de la mer, les solides bâtisses de pierres grises aux toits d'ardoise, les phares, les ports et les bâteaux de pêcheurs, le granit gris et rose, les oiseaux marins et la vie rude des familles de marins... Chacune a néanmoins son identité propre, et révèle ses secrets à qui sait venir les chercher...
Un ciel changeant, des nuages voyageurs, des fleurs sauvages qui s'installent dans le moindre interstice de roche... Saviez-vous que l'île de Bréhat bénéficie d'une température douce toute l'année grâce au Gulf Stream ? Et que l'ïle de Batz bénéficie d'un merveilleux jardin de fleurs exotiques, créé par un certain Georges Delaselle en 1897?

Qui voit Ouessant voit son sang...
Ouessant, placée en "sentinelle de la France", est aussi appelée "l'île des femmes" : les hommes sont partis en mer, affrontant les écueils, les rochers et la tempête. Le musée de traditions ouessantines présente un intérieur de maison bretonne traditionnelle: grandes armoires, lit clos, vaisselle de Quimper et statues de Vierge... Un peu plus loin, l'archipel de Molène vit à l'heure du soleil... Les sauveteurs conservent un tableau noir des sorties, et le souvenir des actes héroïques est perpétué par des tableaux rassemblés à "l'Abri du canot de sauvetage".
Redoutables aussi, les tempêtes subies par l'ïle de Sein : parfois les vagues passent au-dessus de l'île... Ce rude climat a forgé le caractère des hommes, et on commémore chaque année l'épopée des Sénans partis rejoindre la France Libre : "Le soldat qui ne se reconnait pas vaincu a toujours raison" et "Kentoc'h mervel" (en breton : plutôt mourir") ...

...Qui voit Sein voit sa fin
Belle-Ile-en-Mer, la célèbre : il n'y a pas que la nature qui l'a rendue belle, celle-là ! Des fortifications de Vauban (il fallait au moins ça pour faire face aux tentatives d'invasion anglaises et hollandaises !), une belle citadelle en étoile, un arsenal, une poudrière aux murs de 3 à 5 mètres; l'arsenal accueille le musée : documents historiques (Belle-Ile est riche d'histoire), galerie d'art (de nombreux artistes sont venus s'inspirer à Belle-Ile à la suite de Claude Monet...), et quotidien des Bellilois, célèbres ou non...
Les peintres inspirés ont représentés de nombreux sites, par exemple Port-Coton (ainsi nommé à cause de l'aspect de l'écume de la mer se jetant sur les rochers), la côte du grand Guet et Port-Gouphar, où se hérissent des îlots rocheux battus par la mer, et où des colonies d'oiseaux marins viennent nicher près des grottes et des marmites. Plus loin, Port-Sauzon résume le bonheur marin, avec son air de petit saint Tropez, et ses façades reluisantes. A la pointe des Poulains, en 1893, un petit fortin désaffecté va séduire Sarah Bernhardt, qui va en faire un petit palais qu'elle utilisera pendant trente ans comme résidence d'été...

Sarah Bernhardt en colère,
de Georges Clairin (1843-191)
portrait réalisé en 1912,
sur le couvercle de son carton à chapeau
Ce sujet a été inspiré par l'ouvrage "Les îles de la Bretagne" de Bruno Barbier, aux éditions Ouest-France.
Toutes les photographies sont extraites de l'ouvrage, et ont été réalisées par Bruno Barbier. Reproduction de tout ou partie interdite.

 


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